Au-delà des cours de français (FLE), le lien social !

Dans le cadre du FLE (français langue étrangère) à l’AFPLI, rencontre avec Mamadou, Boubacar et Miloslav, trois parcours où la langue française est un facteur d’intégration.

Boubacar, l’espérance d’une vie meilleure.  

Boubacar

Boubacar à l’AFPLI

Mineur isolé, Boubacar est arrivé en France après un cheminement difficile, fait d’incertitudes et d’inconnus. Loin de sa famille, de sa maman et de ses deux petits frères qui sont encore en Guinée Conakry, Boubacar a mis toute son énergie afin de se donner les chances d’un avenir meilleur, d’une vie digne et respectable. De lui-même, Boubacar préfère occulter les épreuves qui ont émaillé son parcours, de son départ de Guinée Conakry jusqu’en France. Bien évidemment, s’il ne cache pas que son arrivée à Nevers a été assez difficile, comme toute arrivée dans une ville inconnue, sans repères, sans connaissances, Boubacar préfère regarder vers l‘avenir, vers l’acquisition de nouvelles compétences ; des compétences qui peuvent lui assurer un métier, une reconnaissance professionnelle, que cela soit en France ou en Guinée Conakry. Dans ce sens, et même si la Guinée Conakry est francophone, Boubacar suit des cours de français à l’AFPLI. Améliorer la maîtrise de la langue afin que celle-ci ne se cantonne pas au domaine de l’oralité signifie pour Boubacar, un renforcement de l’écrit, et donc une plus grande aisance rédactionnelle, une capacité de lecture approfondie de tous types de documents, administratifs ou autres, et des possibilités de formations. Car, c’est par cette maîtrise de l’écrit, que Boubacar peut prétendre aux formations mises en place par le département, les institutions et l’Etat, et à une meilleure intégration dans la société française.

 

Miloslav, un CDI à la clef.

Miloslav à l'AFPLI

Miloslav à l’AFPLI

Miloslav est Tchèque. Il a connu l’AFPLI en arrivant à Nevers, alors qu’il devait apprendre le français afin de mieux s’intégrer à son pays d’accueil. Ancien élève de l’AFPLI, Miloslav avait déjà suivi des cours en 2013, et depuis un mois, a repris des cours de français en vue de sa prochaine intégration à l‘Hôpital de Nevers en CDI à un poste d’électricien. Le parcours de Miloslav représente bien les différentes raisons qui font qu’une personne, quelle que soit sa nationalité, choisit de quitter son pays natal. Car Miloslav occupait un poste d’informaticien en République Tchèque, élevant avec sa femme leurs trois enfants, trois filles, et était très satisfait de sa vie professionnelle et familiale.

Un choix difficile !

Cependant, quand sa femme, qui est médecin, spécialisée en diabétologie, et qui parle couramment français, a eu l’opportunité de venir travailler en France à l’hôpital de Nevers, le choix de rester ou de partir s’est imposé à Miloslav. Ainsi, après de nombreuses hésitations, la famille a décidé de sauter le pas, et de s’installer à Nevers. Comme souvent dans les couples d’expatriés, un des deux se retrouve dans une situation délicate, d’un point de vue personnel et professionnel. En suivant les cours de français à l’AFPLI, Miloslav a déjà trouvé une écoute de qualité, du lien social, et posé les premiers jalons d’une future intégration dans le marché du travail. Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, Miloslav a suivi une formation d’électricien ; formation qui débouchera quelques mois plus tard sur une embauche à l’hôpital de Nevers. Dans quelques jours, Miloslav fera ses premier pas dans un nouveau secteur professionnel, tout en sachant qu’il sera toujours soutenu par les bénévoles de l’AFPLI, qui ont cru en ses capacités d’adaptation, et qui saluent également sa bonne humeur et sa constante courtoisie.

Mamadou, un engagement à poursuivre.

Mamadou à l'AFPLI

Mamadou à l’AFPLI

L’histoire de Mamadou, qui vient également de Guinée Conakry, comme Boubacar, est tout autre, et ressemble davantage à un rêve brisé. Ce rêve brisé tient à son engagement politique, et qui l’obligera à arrêter ses études supérieures, à fuir un contexte qui devenait dangereux pour son intégrité physique. Mamadou détient une licence en Linguistique et Communication. Au cours de ses études en Guinée Conakry, il s’est engagé en politique en adhérant à un parti d’opposition. Comme il le dit lui-même, le multipartisme de son pays, lui procurait l’espoir de pouvoir agir et faire changer la société guinéenne dans le bon sens. Cet espoir a été vite terni par les pressions qu’il subissait de plus en plus au quotidien, des pressions relatives à son engagement, et qui s’étendait à sa propre famille. Depuis juillet 2018, Mamadou est hébergé au Prado, structure d’hébergement d’urgence, à Nevers. Sans relâche, Mamadou effectue toutes les démarches afin de régler sa situation administrative qui lui permettrait d’envisager de reprendre ses études, et de voir l‘avenir plus sereinement. Parfois, Mamadou se heurte à des rouages plus forts que sa volonté, comme quand l ‘administration lui répond qu’il doit d’abord s’inscrire à Parcours-sup avant de pouvoir avoir accès à un cursus universitaire. Intelligemment, Mamadou avait scanné tous ses diplômes avant de quitter la Guinée Conakry, ce qui lui facilite quand même grandement ses démarches. Et si L’AFPLI représente pour lui un havre de paix, où il continue d’améliorer son français, tout en liant de nouvelles connaissances, Mamadou ne désespère pas d’arriver un jour à son but, à vivre décemment tout en travaillant comme journaliste.

 

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